Mes outils préférés pour écrire mes romans
Au fil de mes projets, j’ai testé des outils, des méthodes et des ressources qui m’accompagnent aujourd’hui dans mon travail d’autrice.
Je rassemble ici ceux que j’utilise réellement et qui ont trouvé une place durable dans ma boîte à outils pour écrire, organiser mes idées, retravailler mes textes ou simplement réussir à m’y mettre.
Certains liens peuvent être affiliés ou faire l’objet d’un partenariat rémunéré. Lorsque c’est le cas, je l’indique toujours clairement.
Écrire & organiser mes histoires
Le syno de travail
Depuis mon deuxième roman, Sorcière de Plume, je construis chacune de mes histoires à l’aide d’un synopsis de travail.
C’est un document que je crée simplement sur Word et qui me sert à poser mes idées, construire la structure du roman et garder une vue d’ensemble de l’histoire avant – et pendant – l’écriture.
J’y rassemble notamment les grandes étapes de l’intrigue, les scènes que je veux absolument intégrer, l’évolution des personnages et toutes ces petites idées qui apparaissent généralement au pire moment et qu’il vaut mieux noter avant qu’elles ne disparaissent.
Mon synopsis évolue avec le manuscrit : ce n’est pas une feuille de route figée, mais un outil qui m’aide à savoir où je vais sans m’interdire de changer de chemin en cours de route.
Petite anecdote : c'est souvent sur ce genre de fichier que je retrouve à la relecture des personnages qui s'appellent X ou Y et des commentaires du genre « bonne chance à la Loranee du futur ».
Le Wiki de mes univers
Quand toutes tes histoires commencent à être liées entre elles, la mémoire finit par montrer ses limites. C’est là qu’intervient mon wiki d’univers, que j’ai construit sur Notion avec la version gratuite, et sans utiliser ses fonctionnalités d’IA.
J’y centralise tout ce que je risque d’avoir besoin de retrouver d’un projet à l’autre : personnages, lieux, éléments de lore, chronologies, règles propres à mes univers ou encore connexions entre différentes histoires.
C’est particulièrement précieux pour le LoraneeVerse : un personnage peut apparaître dans plusieurs textes, un détail posé dans un roman prendre de l’importance ailleurs, et certaines informations doivent rester cohérentes même lorsqu’elles ont été écrites à plusieurs années d’intervalle.
Contrairement à mon synopsis de travail, qui appartient à un projet précis et évolue avec lui, le wiki est plutôt la mémoire à long terme de mes univers. Je viens l’enrichir au fur et à mesure que j’écris et que mon petit bazar littéraire prend de l’ampleur.
Et accessoirement, ça m’évite de relire 150 000 mots juste pour retrouver si c’est l’œil gauche de Lafe qui est vert ou si c’est le bleu. Les yeux vairons, c’est stylé, mais c’est une plaie…
Je sais qu’Obsidian peut aussi être une excellente alternative à Notion pour construire ce genre de wiki, avec énormément de possibilités. De mon côté, je n’ai simplement jamais réussi à apprivoiser l’outil… donc Notion a gagné par forfait.
Microsoft Word, l'indétrônable
Pour l’écriture pure, Word reste indétrônable de mon côté.
J’ai essayé d’autres solutions au fil des années (comme WriteControl à ses débuts ou Scrivener ensuite), mais je reviens toujours à lui. Je connais l’outil par cœur, mes manuscrits y sont parfaitement à leur place et j’y retrouve tout ce dont j’ai besoin : styles, commentaires, suivi des modifications, navigation dans le document… sans avoir besoin de transformer mon logiciel d’écriture en cockpit d’avion.
J’ai aussi la chance de posséder encore une version avec licence perpétuelle, achetée à l’époque où il était possible d’acquérir Word définitivement plutôt que de passer par un abonnement. Tant qu’elle continuera à fonctionner, je compte bien la rentabiliser jusqu’à son dernier souffle.
Est-ce qu’il existe des logiciels spécialement conçus pour les auteur·ices, avec beaucoup plus de fonctionnalités ? Absolument. Est-ce que ça m’empêche d’ouvrir Word à chaque nouveau roman ? Absolument pas.
Les lives Co-Working sur Twitch
Parfois, mon meilleur outil pour avancer… c’est simplement de ne pas travailler seule.
Je fais régulièrement des lives de co-working sur Twitch, pendant lesquels chacun·e vient avec son propre projet : écrire quelques chapitres, corriger un manuscrit, travailler, étudier, gérer de l’administratif ou avancer sur cette tâche qu’on repousse depuis beaucoup trop longtemps.
Le principe est simple : des temps de concentration, des pauses pour discuter et une ambiance tranquille qui permet de profiter de l’effet « quelqu’un travaille à côté de moi »… même à distance.
De mon côté, tu peux aussi bien me retrouver en train d’écrire ou de corriger un roman que de travailler sur les coulisses de RomanCirière.
Et si mes horaires ne correspondent pas aux tiens, l’avantage du coworking sur Twitch, c’est qu’on est loin d’être seul·es à en proposer !
Vous pouvez trouver de nombreux·es streamer·euses via la catégorie "écriture et lecture" ou "co working and study". Parmis elleux, je ne peux que vous encourager à découvrir WayceUpenFoya, CatLoiseau, Tatanexua (Maritza Jaillet) et de nombreuses autres belles âmes pour vous accompagner.
Parce qu’au fond, le meilleur stream de coworking… c’est surtout celui qui est en ligne au moment où tu as enfin réussi à te mettre au travail.
De mon côté, c’est devenu l’un de mes meilleurs moyens de créer un cadre de travail quand ma motivation décide qu’elle avait visiblement d’autres projets pour la journée.
Et si tu as toi aussi besoin d’une présence virtuelle pour enfin ouvrir ce document qui te regarde d’un air accusateur depuis trois semaines : tu es la·e bienvenue.
→ Me rejoindre sur Twitch
Retravailler mes textes
Antidote
Pour la correction et la révision de mes romans, Antidote fait partie de mes indispensables.
Je l’utilise pour repérer les fautes, les répétitions, certaines lourdeurs ou formulations bancales, mais aussi pour ses dictionnaires intégrés et ses outils d’analyse du texte.
Je ne prends évidemment pas toutes ses suggestions pour argent comptant – aucun correcteur ne connaît mieux mon intention que moi – mais c’est un excellent filet de sécurité au moment de retravailler un tapuscrit avant de l'envoyer en relecture pro.
En résumé : Antidote me signale qu’un truc cloche. À moi ensuite de décider s’il a raison ou s’il ferait mieux de se mêler de ses affaires. (Pensez à vérifier la ponctuation quand il ne comprend pas quelque chose, certaine correction farfelue vienne de là.)
Les dictionnaires de Synonimes
Quand un mot commence à apparaître beaucoup trop souvent dans un paragraphe (voir dans tout le roman.... je suis parfois excessive), les dictionnaires de synonymes en ligne deviennent mes meilleurs amis.
Je m’en sers surtout pour débloquer une formulation ou chercher une nuance différente, pas pour remplacer systématiquement un mot par un autre plus compliqué.
Parce qu’un synonyme n’est jamais totalement interchangeable avec un autre : le contexte, le registre et la nuance comptent toujours.
→ Le CRISCO, mon incontournable pour explorer les synonimes.
→ Le Portail lexical du CNRTL, particulièrement pratique pour visualiser la proximité de sens entre différents termes.
→ Le TLFi, particulièrement utile pour l’étymologie et l’histoire des mots, et pour vérifier leurs premières attestations lorsque j’écris dans un contexte historique
Ce n’est pas une machine à voyager dans le temps qui me garantit qu’un personnage pouvait employer tel mot en 1639, mais ça évite déjà quelques beaux anachronismes lexicaux.
Pour des périodes vraiment anciennes, le CNRTL donne aussi accès à d’autres ressources spécialisées, notamment le Dictionnaire du Moyen Français (1330–1500).
Les thésaurus
Le thésaurus va un peu plus loin que la simple recherche de synonymes : il permet de chercher autour d’une idée, d’une sensation ou d’un champ lexical.
Je les trouve particulièrement utiles lorsque je sais exactement ce que je veux transmettre… mais que mon cerveau a décidé de cacher le mot quelque part dans une pièce fermée à clé.
Ils m’aident notamment à enrichir une description, varier le vocabulaire émotionnel ou trouver des formulations auxquelles je n’aurais pas pensé spontanément.
Tout près de mon bureau, une étagère accueille déjà Le Thésaurus des émotions et Le Thésaurus des blessures émotionnelles. Et vu à quel point je m’en sers, il y a de fortes chances que les autres tomes finissent eux aussi par venir s’y installer !
Me former et Progresser
Écrire beaucoup m’a appris énormément de choses… mais écrire ne suffit pas toujours à progresser.
Au fil des années, j’ai aussi cherché à mettre des mots sur mes intuitions, comprendre ce qui fonctionne dans une histoire et ajouter de nouveaux outils à ma boîte d’autrice. Livres, formations, échanges avec d’autres auteur·ices : j’aime continuer à apprendre, tester de nouvelles méthodes et garder uniquement ce qui fonctionne vraiment pour moi.
Je ne cherche pas une recette magique pour écrire « le bon roman » – à vrai dire je suis plutôt à tenir le discours qu'elle n'existe pas – mais plutôt des ressources qui m’aident à mieux comprendre mes propres textes et à faire des choix plus conscients.
L'école d'écriture 2.0
Parmi les formations que j’ai suivies, l’École d’Écriture 2.0 occupe aujourd’hui une place particulière.
J’en étais déjà cliente avant qu’on me propose d’en devenir ambassadrice, et certaines de leurs formations ont réellement rejoint ma boîte à outils d’autrice.
J’ai donc choisi de consacrer une page entière à mon expérience : ce que j’ai suivi, ce que j’en ai retiré, à qui je pense que ces formations peuvent être utiles… et les limites que j’y vois aussi.
→ Découvrir mon retour sur l’École d’Écriture 2.0
Ce lien mène vers une page contenant un partenariat rémunéré. Celui-ci est clairement signalé et n’influence pas mon avis sur les ressources présentées.
